Depuis plusieurs saisons maintenant, on observe un penchant des maisons de couture pour la diversité : les podiums tentent de se libérer des dogmes de la maigreur et des standards de beauté classiques qui ont dominés l’industrie de la mode pendant des décennies et, font de plus en plus place à des morphologies, ethnies et appartenances religieuses variées.

Jacquemus, Chanel, Alexander McQueen ou encore Valentino ont tous pris cette decision : faire défiler la mannequin néerlandaise Jil Kortleve, agée de 26 ans, porte du 40, comme la plupart des femmes françaises. La nouvelle recrue que tout le monde s’arrache représente un espoir pour ces femmes longtemps oubliées et négligées par l’industrie de la mode.

Néanmoins, elle n’est pas la seule : Candice Huffine, Barbie Ferreira, Tara Lynn sans oublier l’ultra-influente Ashley Graham, dont on ne compte plus les covers de prestigieux magazines : Vogue, Madame Figaro, Allure, Harper Bazar…

Les noms des mannequins plus-size se multiplient et véhiculent une image d’acceptation de soi et de « body positivity ». Cela apporte une bouffée d’air frais nécessaire à l’ère des dictats de la perfection conduit par Instagram et d’autres réseaux sociaux.

En outre, la maison italienne Max Mara a même fait défiler des femmes voilées lors de la présentation de la collection printemps-été 21 à la fashion week de Milan. L’enseigne a décidé de lancer en 2018 une collection capsule exclusivement dédiée aux femmes du Moyen-Orient à l’occasion de l’ouverture d’une boutique à Dubai, avec comme visage de la campagne : Halima Aden.

Bien entendu, il est impossible de traiter d’un article sur la diversité sans mentionner la championne de cette discipline : Rihanna, avec Fenty, elle dévoile des campagnes toutes plus diverses les unes des autres : pour sa ligne de sous- vêtement, de maquillage ou même de vêtements. La chanteuse a même été la première a laisser le model Halima poser avec son hijab. Sa manoeuvre lui a valut les acclamations de la critique et le soutien de l’opinion publique, cela nous pousse donc à penser que d’autres enseignes se sont mis à l’inclusivité uniquement à des fins marketing, histoire de redorer le blason, communiquer une image plus positive et suivre ainsi la tendance par peur de faire couler le navire.

Schématiquement, la mode semble évoluer vers une industrie plus inclusive et plus représentative de la société. La diversité des corps, des ethnies et des appartenances religieuses sont particulièrement présentes, on ne peut y échapper. Ces avancées semblent s’imposer comme un engagement de façade et c’est une tendance à suivre.

Les mannequins plus-size mise en avant rentrent en réalité parfaitement dans les clous et se présente comme la solution de « facilité » pour ces enseignes. Pour la couverture du Madame Figaro en 2019, Ashley Graham passe presque inaperçu, en effet, sa taille marquée et sa morphologie en 8 ultra pulpeuse ne ressemble pas à toutes les femmes rondes lambdas.

Les maisons semblent utiliser des mannequins rondes par stratégie de communication mais, à quand une enseigne qui créer des vêtements dédiés et s’adaptant parfaitement aux femmes rondes ?
Marina Rinaldi l’a fait ! La maison italienne porte le nom de l’arrière-grand-mère du fondateur du groupe Max Mara : Achille Maramotti. Cette enseigne pionnière et leader du marché grande taille met un point d’honneur à habiller toutes les femmes jusqu’au 58 et cela depuis 40 ans.

Encore, Halima Haden une des premières mannequins musulmanes à poser et défiler avec son voile a annoncé récemment vouloir quitter le mannequinat. Selon elle, l’industrie de la mode la forcerait à compromettre ses croyances religieuses.

Au départ, elle décrit son aventure comme étant enrichissante. Cependant, au fur et à mesure que les opportunités se développaient les stylistes prenaient des libertés qui ne correspondait plus à ses valeurs. Par exemple, lors d’une campagne, mettre des jeans sur sa tête en guise de hijab met en lumière le caractère négligeant de certaines enseignes et révèlent que leurs tentatives d’inclusivité ne sont en réalité que de surface.

En se diversifiant, l’industrie de la mode peut influer sur les standards de beauté et encourager des millions de jeunes filles à s’accepter et à se sentir en phase avec cet univers. Contrairement aux précédentes années, il était impossible d’atteindre cette inclusivité. Désormais, la possibilité devient de plus en plus grande et l’avancée semble prometteuse.

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