Le corona virus a réussi à se faire une place de maitre dans le milieu de la mode, le poussant à annuler les défilés de la toujours très attendue Semaine de la Haute Couture puis de la Fashion Week Hommes. Mais la Mode a plus d’un tour dans son sac à main et en 2020, il a fallu miser sur une solution en accord avec notre époque, l’ère digitale, puis les tendances éco-responsables. Ainsi, si les défilés ne se sont pas tenus de manières traditionnelles, avec photographes, hiérarchie des places, influenceuses parées de logo en tout genre et fashionista rêvant d’être à leur place, les Maisons ont tenu le coup pour continuer à tenir le calendrier traditionnel.
Recap d’une Fashion Week pas comme les autres.

On commence avec Dior qui a su proposer un court métrage féérique inspiré de la Mythologie Grecque. Si la réalisation a captivé le public, il est intéressant de noter qu’en plein mouvement Black Lives Matter, Maria Grazia Chiuri a oublié le terme « diversité ». Côté mode, les looks n’étant pas assez forts, se sont retrouvés effacés par la mise en scène. En revanche côté Hommes, Kim Jones s’est plutôt bien débrouillé pour incorporer ses souvenirs d’Afrique sur des silhouettes intemporelles et élégantes.

Alors qu’Iris Van Herpen n’a présenté qu’une seule robe, à l’image de la maison, fabuleuse et onirique, Balmain a shooté une collection entière. La Balmain army présente comme toujours les codes de la maison menée par

Olivier Rousteing : les épaulettes, le baroque, les blazer…, et se pare de couleurs estivales. Le bémol ? des détails qui tuent comme des trous, des finitions bâclées, des fils qui sortent… Dommage !

Autre déception, Chanel qui a présenté des looks dignes de prêt à porter fast fashion très inspirée des années 2000. Le bémol? Le rendu n’est pas au rendez-vous…

Parmi les présentations les plus attendues on retrouve Prada, désormais menée par Muccia ET Raf Simons, connu pour son travail chez Jil Sander ou encore Dior. Les silhouettes masculines sont minimalistes et impeccables. Le monochrome noir ou blanc domine. Côté Femme, le minimalisme façon Prada des années 90 refait surface et un manteau vieux rose façon « cocon » attire l’attention. En effet, il ressemble fortement à l’un des manteaux imaginés par Raf Simons lorsqu’il était DA chez Jil Sander. Chic et simplicité font la quintessence de Prada et pour l’instant, le duo semble fonctionner.

Maison Margiela présente des looks entre goth et années 1800 sous la forme de radiographie tandis que Jil Sander propose de se rendre à son exposition milanaise pour découvrir la nouvelle collection.
Du côté des rebelles, Etro, Dolce & Gabanna ont choisi de défilé d’une manière plus traditionnelle, même si les comités étaient plus restreints.


Mais en période de Covid-19, les critiques fusent.
Alors, la Digital Fashion Week, qu’est-ce que ça donne ?


Difficile de trancher car les avis divergent. D’un côté, ce niveau format permet d’être plus éco-responsable et de se rapprocher des férus de mode. Il est désormais possible de voir les nouvelles collections en live via instagram ou le site de la marque, en même temps que les autres, sans hiérarchie des places et sans invitation. L’occasion aussi pour les marques d’innover et d’être plus créatifs sur les mises en scène. Expositions, court métrages, photos inspiration backstages…
De l’autre côté, les puristes ont plus de mal. Selon eux, rien ne vaut un vrai défilé, l’effervescence que cela implique, l’excitation d’être invité… Chacun son camp !

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